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Un étranger peut-il détenir 100 % d’un bien (et d’une société) au Costa Rica ?

Un étranger peut-il détenir 100 % d’un bien (et d’une société) au Costa Rica ?

Bonne surprise pour beaucoup d’acheteurs : au Costa Rica, un étranger a les mêmes droits qu’un national sur la propriété. Détention à 100 %, sans prête-nom ni obligation de résidence. Il existe toutefois une exception majeure — le bord de mer. Voici précisément ce qu’un étranger peut, et ne peut pas, posséder.

La règle : des droits identiques à ceux d’un national

Sur la propriété titrée (fee simple / propiedad titulada), un étranger dispose exactement des mêmes droits qu’un citoyen costaricien : détention à 100 %, en nom propre, sans partenaire local imposé et sans obligation d’être résident. Cela concerne environ 95 % du foncier hors littoral.

Pas besoin d’être résident, ni de recourir à un prête-nom costaricien pour posséder un bien titré. C’est l’un des grands atouts du pays pour l’investisseur international.

Les sociétés aussi : 100 % étranger autorisé

Un étranger peut détenir 100 % d’une société costaricienne (S.A. ou S.R.L.). De nombreux investisseurs acquièrent d’ailleurs leur bien via une société, pour des raisons de gestion, de transmission ou de confidentialité — un choix à peser au cas par cas.

L’exception : la zone maritime (le bord de mer)

La Zone Maritime Terrestre (ZMT) couvre les 200 premiers mètres à partir de la ligne de marée haute, et obéit à des règles particulières :

  • Les 50 premiers mètres sont un domaine public inaliénable : personne ne peut les posséder (c’est la plage publique).
  • Les 150 mètres suivants forment la zone de concession : on n’y achète pas la pleine propriété, on obtient une concession (un bail) accordée par la municipalité, généralement pour une vingtaine d’années.
En zone de concession, un étranger ne peut détenir que jusqu’à 49 % — sauf s’il réside au Costa Rica depuis au moins 5 ans, auquel cas il peut être majoritaire. Les 51 % restants doivent revenir à des citoyens ou résidents costariciens. « Acheter les pieds dans l’eau » n’est donc pas de la pleine propriété : c’est un piège classique.

Le réflexe indispensable : vérifier le titre

Tous les terrains ne se valent pas. À côté de la propriété titrée existent des terrains en derecho de posesión (droit de possession, sans titre), bien plus risqués. Avant tout engagement :

  • vérifiez le titre au Registre National (Registro Nacional) et le plan cadastral (plano catastrado) ;
  • contrôlez les servitudes, l’accès et la disponibilité de l’eau (carta de agua) ;
  • confiez la due diligence à un avocat-notaire indépendant.

En résumé

Type de bien Détention par un étranger
Propriété titrée (fee simple) 100 % possible, mêmes droits qu’un national
Société costaricienne (S.A. / S.R.L.) 100 % possible
Concession ZMT (50 à 200 m) 49 % max (majorité si résident ≥ 5 ans)
50 premiers mètres du littoral Domaine public, inaliénable

Avertissement : cet article est informatif et ne remplace pas un conseil juridique. Le statut d’un terrain et les règles de la zone maritime demandent une vérification au cas par cas. Faites toujours réaliser la due diligence et vérifier le titre par un avocat-notaire costaricien avant d’acheter. Tendance Immo Latina, agence francophone au Costa Rica, vous accompagne — contactez notre équipe.

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