Beaucoup d’investisseurs hésitent à acheter au Costa Rica par peur d’être taxés deux fois : une fois là-bas, une fois chez eux. Bonne nouvelle — le système costaricien est territorial, et la double imposition s’atténue souvent — mais tout dépend de votre pays de résidence. Voici comment ça marche vraiment, et le point crucial à connaître avant d’investir.
Le principe clé : une fiscalité territoriale
Le Costa Rica applique un système d’imposition territorial : il n’impose que les revenus de source costaricienne. Vos revenus gagnés ailleurs — salaire, dividendes, loyers d’un bien situé hors du pays — ne sont pas imposés au Costa Rica, même si vous y résidez.
Concrètement, en tant qu’investisseur immobilier, le fisc costaricien ne vous touche que sur ce qui est produit sur place : les loyers de votre bien au Costa Rica, la plus-value lors de la revente, et les bénéfices d’une éventuelle activité locale.
Ce que le Costa Rica prélève réellement
| Revenu / opération | Impôt au Costa Rica (2026) |
|---|---|
| Loyers (après abattement forfaitaire de 15 %) | ≈ 12,75 % du loyer brut |
| Plus-value à la revente | 15 % du gain |
| Bénéfice d’une société | 30 % (taux réduits pour les petites sociétés) |
| Détention (impôt foncier annuel) | 0,25 % de la valeur enregistrée |
Le point crucial : très peu de conventions fiscales
Une convention de double imposition (CDI) répartit le droit d’imposer entre deux pays et évite qu’un même revenu soit taxé des deux côtés. Or le Costa Rica n’a que quatre conventions en vigueur : Allemagne, Espagne, Mexique et Émirats arabes unis.
Il n’existe aucune convention fiscale entre le Costa Rica et la France, la Belgique, la Suisse, le Canada ou les États-Unis. Le pays a bien signé des accords d’échange de renseignements fiscaux (TIEA) avec la France, le Canada et d’autres — mais ces accords servent la transparence, pas l’évitement de la double imposition.
Alors, allez-vous payer deux fois ?
Cela dépend surtout de votre pays de résidence — mais deux mécanismes limitent le risque :
- La territorialité costaricienne : le Costa Rica ne touche pas à vos revenus étrangers. Il n’y a donc pas de double taxation sur ceux-ci.
- Le traitement dans votre pays : la France, la Belgique, la Suisse et le Canada imposent en principe les revenus mondiaux de leurs résidents. L’impôt déjà payé au Costa Rica y est traité différemment selon les cas — crédit d’impôt (souvent au Canada), exonération avec maintien du taux (souvent en Suisse), ou, faute de convention, simple déduction en charge — c’est notamment le cas d’un résident français. Dans ce dernier cas, une double imposition partielle reste bien réelle sur les loyers : d’où l’importance de valider votre situation exacte.
Bonnes pratiques pour l’investisseur
- Déterminez d’abord votre résidence fiscale : c’est elle qui décide qui vous impose, et sur quoi.
- Déclarez vos revenus costariciens chez vous si vous y êtes résident fiscal, et conservez les justificatifs d’impôt payé au Costa Rica (indispensables pour obtenir le crédit d’impôt).
- Choisissez votre mode de détention (nom propre ou société) en amont — cela influence la fiscalité.
- Faites-vous accompagner des deux côtés : un comptable ou avocat-notaire au Costa Rica, et un fiscaliste dans votre pays de résidence.
Avertissement : cet article est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal. La fiscalité internationale dépend étroitement de votre résidence et de votre situation, et la réglementation évolue. Faites toujours valider votre montage par un fiscaliste au Costa Rica et dans votre pays. Tendance Immo Latina, agence francophone au Costa Rica, peut vous orienter vers les bons interlocuteurs — contactez notre équipe.





