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Rapatrier son argent du Costa Rica : loyers, plus-value et capital (2026)

Rapatrier son argent du Costa Rica : loyers, plus-value et capital (2026)

« Une fois mon bien loué ou revendu, pourrai-je vraiment récupérer mon argent hors du Costa Rica ? » C’est l’une des premières questions des investisseurs. La réponse courte : oui, librement — le pays n’a ni contrôle des changes ni restriction de rapatriement. Voici comment ça se passe concrètement, et la seule étape à anticiper.

Aucune restriction de rapatriement

Le Costa Rica n’impose aucune restriction sur le rapatriement des bénéfices, des loyers, des redevances ou du capital. Il n’y a pas non plus de contrôle des changes : le colón est librement convertible, et les fonds circulent par le système bancaire aux taux du marché. Il n’existe pas de contrôle sur les flux de capitaux, entrants comme sortants.

Contrairement à certains pays émergents, vous n’avez pas besoin d’une autorisation pour sortir votre argent. C’est l’un des atouts du Costa Rica pour l’investisseur international.

La vraie étape à anticiper : l’impôt à la source

Le point à comprendre n’est pas le transfert lui-même, mais l’impôt costaricien qui le précède. Un revenu de source costaricienne versé à un non-résident peut être soumis à une retenue à la source au Costa Rica. Autrement dit : l’impôt local se règle d’abord, puis le solde se rapatrie sans entrave.

Prévoyez l’impôt costaricien avant de transférer : environ 12,75 % sur les loyers et 15 % sur la plus-value. C’est cela — et non le rapatriement — qui a un coût.

Comment sortir l’argent, concrètement

Pour les loyers

Encaisser des loyers suppose en général un compte bancaire local. L’ouvrir en tant que non-résident demande un dossier de conformité (justificatif d’identité, d’adresse, origine des fonds). Beaucoup d’investisseurs délèguent l’encaissement à leur société de gestion, qui reverse ensuite le net.

Pour la revente

À la vente, le prix transite le plus souvent par un compte séquestre (escrow) agréé par la SUGEF. Une fois l’impôt réglé et la transaction close, l’escrow procède au virement international vers votre compte à l’étranger. C’est le circuit le plus propre et le plus traçable.

La question de la devise

La plupart des transactions immobilières se font en dollars US. Si vos loyers sont perçus en colones, ils sont convertis au taux du marché au moment du transfert.

Points de vigilance

  • Conformité anti-blanchiment : les banques costariciennes — et celles à l’arrivée — demandent l’origine des fonds (contrat de vente, déclaration fiscale). Gardez toute la traçabilité.
  • Frais : virements internationaux et écart de change (spread) à intégrer dans votre rendement net.
  • Déclaration chez vous : selon votre pays, vous devez déclarer ces revenus et parfois vos comptes détenus à l’étranger.
  • Nature du flux : la retenue diffère selon qu’il s’agit de loyers perçus en direct ou de dividendes d’une société costaricienne — un comptable local optimise le circuit.

Avertissement : cet article est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal ou financier. Les règles de retenue à la source et de déclaration dépendent de votre situation et évoluent. Faites valider votre circuit de rapatriement par un comptable au Costa Rica et un conseil dans votre pays. Tendance Immo Latina peut vous orienter — contactez notre équipe.

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