Bonne nouvelle : pour découvrir le Costa Rica, un passeport suffit. Pour s’y installer vraiment, il faudra un statut — et le pays en propose plusieurs, étonnamment accessibles. Nomade digital, retraité « pensionado », rentista, investisseur : voici le panorama 2026 des visas et de la résidence au Costa Rica, expliqué simplement, avec ce que chaque statut change (ou pas) pour votre projet immobilier.
Le point de départ : 180 jours en touriste
La plupart des visiteurs français, belges, suisses et canadiens entrent sans visa et peuvent rester jusqu’à 180 jours. C’est énorme — et c’est pour ça que beaucoup de propriétaires étrangers ne demandent jamais la résidence : ils alternent séjours et retours au pays. Rappel utile : on peut acheter au Costa Rica sans aucune résidence, avec les mêmes droits qu’un national.
Nomade digital : travailler d’ici, légalement
Créé pour les télétravailleurs, ce permis vise ceux qui gagnent leur vie à l’étranger : il faut justifier d’environ 3 000 $ de revenus mensuels (ou ~4 000 $ avec la famille), stables et venant de l’extérieur du pays. Durée d’un an, renouvelable, avec des avantages fiscaux (revenus étrangers non imposés localement) et l’importation d’équipement de travail facilitée. C’est la porte d’entrée idéale pour « tester » la vie sur place — beaucoup de nos clients nomades finissent par acheter.
Pensionado : le statut des retraités
Le plus ancien et le plus simple : justifier d’une pension viagère d’au moins 1 000 $ par mois (retraite publique ou privée). Il couvre le conjoint et les enfants à charge, donne accès à la caisse de sécurité sociale (CCSS) après affiliation, et mène à la résidence permanente après trois ans. Pour un couple de retraités français ou québécois, c’est presque toujours la voie la plus directe.
Rentista : pour les revenus sans salaire local
Pas encore retraité, mais des revenus réguliers ? Le statut rentista demande de prouver environ 2 500 $ par mois garantis sur deux ans — ou, plus simple, un dépôt bancaire d’environ 60 000 $ dans une banque costaricienne. Apprécié des indépendants et des rentiers, il couvre aussi la famille et débouche, lui aussi, sur la résidence permanente à terme.
Inversionista : la résidence par l’investissement
Un investissement d’environ 150 000 $ US — notamment dans l’immobilier — peut ouvrir droit à la résidence temporaire d’investisseur. Un achat de villa ou de terrain bien choisi fait donc d’une pierre deux coups : le placement et le statut. Les conditions précises (montant, forme de détention, justificatifs) évoluent : nous avons consacré un guide complet à la résidence par investissement.
Le récapitulatif 2026
| Statut | Condition principale | Pour qui |
|---|---|---|
| Touriste | Passeport — jusqu’à 180 jours | Découverte, allers-retours |
| Nomade digital | ~3 000 $/mois de revenus étrangers | Télétravailleurs, test grandeur nature |
| Pensionado | ~1 000 $/mois de pension viagère | Retraités |
| Rentista | ~2 500 $/mois sur 2 ans ou dépôt ~60 000 $ | Indépendants, rentiers |
| Inversionista | ~150 000 $ investis (immobilier…) | Acheteurs-investisseurs |
À savoir pour tous les statuts temporaires : ils n’autorisent généralement pas à occuper un emploi salarié local (on peut en revanche gérer ses biens, louer, entreprendre selon le statut), et ils mènent à la résidence permanente après trois ans, qui libère ces contraintes.
Résidence et achat immobilier : ce qu’il faut retenir
Les deux sujets sont indépendants — et c’est une chance. Vous pouvez acheter d’abord, vous installer ensuite : profiter de votre maison 180 jours par an en touriste, la louer le reste du temps (nos équipes gèrent la location à distance), puis activer un statut de résident le jour où votre vie bascule vraiment vers le Costa Rica. Et pour anticiper l’impact fiscal, notre guide sur la double imposition pose les bonnes questions.
Un projet d’installation en tête ? Racontez-nous votre situation (revenus, famille, calendrier) : on vous oriente vers le bon statut et les bons professionnels, en français.





